Témoignages

•Témoignage • Le parcours PMA d’Adryana & Julien

Une histoire qui se termine doublement bien !

Adryana, 29 ans, en couple avec Julien depuis 14 ans, nous confie son histoire PMA.  Un grand merci à cette maman qui a accepté de revenir sur ce combat semé d’embûches et qui aura duré près de 10 ans avant d’accéder à la parentalité.

Lorsque nous nous sommes rencontrés avec Julien, rapidement nous avons voulu fonder une famille. Nous avons donc arrêté tout moyen de contraception et nous avons essayé de façon naturelle pendant 4 ans. Hélas, dame nature en avait décidé autrement pour nous…
Nous nous sommes alors dirigés vers le centre de Procréation Médicalement Assistée de la Polyclinique Jean Villar à Bruges (33). Après quelques examens, on décèle chez moi une « ovalution de mauvaise qualité », j’avais effectivement des cycles irréguliers, voire inexistants. Chez mon conjoint, le spermogramme révèle un taux de spermatozoïdes trop faible ainsi qu’une mauvaise qualité des flagelles. Le médecin m’a mis sous traitement hormonal afin d’essayer de réguler mes cycles, puis nous avons eu recours à la FIV ICSI quelque temps après.

L’épreuve des premiers échecs

Première FIV. Nous obtenons trois ovocytes lors de la ponction, un seul embryon s’est développé et m’a été transféré. Malheureusement, nous avons vécu notre premier échec. «Ce n’est pas grave, ce n’est qu’un test ! », c’est ce que je me suis dit pour mieux digérer l’annonce, mais je ne vous cache pas que l’échec a tout de même été difficile à encaisser.

Deux mois après, nous tentons une seconde FIV avec 13 ovocytes. «Génial, le résultat de la ponction est meilleur que pour la première FIV !», j’étais super contente. Puis vient l’appel du laboratoire. Même scénario, on nous annonce que nous avons obtenu trois embryons, mais qu’un seul a survécu. Après l’attente interminable de quinze jours, la prise de sang est encore négative…
Cette fois-ci, mon moral m’a lâchée, j’ai fondu en larmes, j’ai voulu tout arrêter, abandonner, j’en ai même voulu à la terre entière. Je n’en pouvais plus des piqûres, des rendez-vous, de la prise de poids, des échecs, de l’attente.
Nous avons alors décidé de faire une pause de six mois et nous en avons profité pour prendre soin de nous : cure de vitamines pour tous les deux, moments en amoureux, pas de stress, bref un vrai retour aux sources.

Aborder les choses différemment

Une fois que nous nous sommes sentis mieux, nous avons décidé de reprendre le chemin de la PMA et nous avons repassé les examens nécessaires pour programmer une 3e FIV. Cette fois-ci, j’étais bien décidée à faire en sorte que cette tentative ne me prenne pas toute ma vie, tout mon temps et toute mon énergie. Nous y sommes donc repartis avec un tout autre état d’esprit, sans pression. La vie continuait malgré les rendez-vous matinaux et les injections.
Vient la ponction où nous récoltons 20 ovocytes ! Autant vous dire que j’étais aux anges même si j’attendais, un peu fébrile, l’appel du biologiste pour connaître le nombre et l’évolution des embryons obtenus.
Les heures passent et toujours pas d’appels…l’angoisse ! Je prends l’initiative de téléphoner et le biologiste m’annonce que nous avons obtenu 19 embryons !!! J’étais sur un petit nuage… Douze ont pu être vitrifiés et nous décidons avec l’équipe médicale de transférer deux embryons.
Et puis encore une fois, vient cette longue et interminable attente post-transfert. Aucun signe. Rien. Pas l’ombre d’un symptôme qui aurait pu me rassurer et me dire que cette fois c’était la bonne ! D’un air désabusé, j’annonce à Julien : « Je pense que c’est fichu « . Ma prise de sang était programmée pour le 14 mars.

L’annonce du résultat

Le 13 mars, je décide de faire un test urinaire en me disant qu’au moins celui-ci me délivrera de cette attente un jour plus tôt. De toute façon, je n’ai plus rien à perdre…
Donc le 13 mars 2017 à 17h 45, Julien était en train de jardiner et je lui dis : « je reviens, je vais faire quelques courses», et je prends la route pour aller à la pharmacie…
18h15, je rentre chez moi. Julien est toujours dans le jardin. Je file aux toilettes pour faire ce fameux test et comme je m’y attendais, aucune barre ne s’affiche. Les larmes montent, je pose le test sur la poubelle et quitte la pièce quelques instants pour reprendre mes esprits… Puis, lorsque je suis revenue pour jeter le test à la poubelle, je lis : POSITIF !!! Je n’y crois pas, le temps s’est arrêté. Je me remets à lire la notice, la retourne dans tous les sens, j’ai dû louper quelque chose, ce n’est pas possible. Mais oui, le test est bien positif ! J’en tremble de joie.
Je mets vite le test dans une petite boîte à bijoux et j’appelle Julien. Je lui tends l’écrin, il me regarde d’un air interloqué, puis il finit par ouvrir. « C’est quoi ? » me demande-t-il. Toute excitée, je lui lance à mon tour : «Un test de grossesse et il est positif ! »
Je lis l’émotion dans ses yeux, il était super heureux, mais il ne s’est pas enflammé. Il me dit « Attendons demain pour voir ce que dira la prise de sang ». C’est vrai, il a raison… on ne sait jamais. Quand on vit ce parcours du combattant on apprend à relativiser et à ne pas s’enthousiasmer trop vite ou pour rien.

Le lendemain à la première heure, je file au laboratoire faire ma prise de sang… puis vers 11h, je reçois mes résultats par email : positif avec un taux de 189 UI. Je saute de joie, j’appelle mes parents, ma meilleure amie. Puis l’excitation passée, je me ressaisis. Rien n’est encore gagné, prochaine étape : le contrôle dans 48h. Deux jours après, la prise de sang avait triplé…j’étais la plus HEUREUSE.
Je téléphone donc au centre de PMA pour leur donner mon résultat. Ils étaient réellement heureux pour nous après 10 ans de combat. Nous avons donc eu un rendez-vous pour une échographie et là nous découvrons 2 petites poches, les 2 embryons s’étaient « accrochés ». Du rire aux larmes, je suis passée par toutes les émotions, quelle  joie immense !

Puis passe le fameux cap « des 3 mois », nous avons rendez-vous pour une seconde échographie où l’on nous annonce une petite fille et un petit garçon… Je vous laisse imaginer notre bonheur, le choix du roi !
La grossesse s’est déroulée à merveille et j’ai savouré chaque moment. J’ai accouché naturellement à 36+6 SA par voie basse, Eléa et Ezio ont pointé le bout de leur nez le 31 octobre 2017.

En témoignant, je voulais juste faire passer ce message d’espoir : « Toujours y croire et se battre jusqu’au bout ».

Propos recueillis par Sophie Bertero.
© Photographies d’Adryana & Julien

 

•Témoignage • La lumière est au bout du couloir…

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