Infertilité & PMALes causes d'infertilité

Infertilité féminine, les causes principales

D’après l’Organisation mondiale de la santé (O. M. S.), on parle d’infertilité lorsqu’après un an de rapports sexuels réguliers aucune grossesse n’a eu lieu. Voici les principales causes d’infertilité féminine, celles-ci pouvant être la conséquence les unes des autres, se cumuler ou être isolées.

Aujourd’hui, 15 % des couples en âge de procréer consultent pour un problème d’infertilité. L’infertilité est souvent d’origine mixte, résultant d’une hypofertilité de la femme associée à une hypofertilité de l’homme. D’après les chiffres donnés par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France (CNGOF), on estime que 30 % des infertilités sont féminines, 20 % sont masculines, 40 % sont liées à des problèmes de fertilité chez les deux membres du couple et enfin 10 % sont de cause inconnue. La fertilité est optimale entre 18 et 31 ans.

Chez les femmes, l’infertilité peut être  principalement liée à :

– Une endométriose (première cause d’infertilité, elle est présente chez 30 à 40 % des patientes) : la croissance de tissu endométrial hors de l’utérus entraîne des lésions qui peuvent obstruer les trompes et retentir sur la fonction ovulatoire.
– Des troubles de l’ovulation dans 20 à 30 % des cas : absence d’ovulation, ovulations peu fréquentes et/ou irrégulières. La cause peut être un dysfonctionnement hormonal, des ovaires polykystiques, un excès de sécrétion de prolactine (hyperprolactinémie)…
– Des atteintes des trompes dont l’obstruction peut être partielle ou totale, souvent suite à des infections (salpingites)
– Des anomalies utérines au niveau du col de l’utérus ou du mucus cervical empêchent le passage des spermatozoïdes, ou encore des polypes ou des fibromes,gênent l’implantation de l’embryon
– Des anomalies congénitales
– L’âge qui joue souvent un rôle après 35 ans.

Il est important de rappeler que la fertilité naturelle d’un couple,
même avec des rapports réguliers, n’excède pas en moyenne
25 % par cycle ou par mois.

L’absence d’ovulation

Les causes à l’origine de l’anovulation (absence d’ovulation) sont nombreuses. De même, les symptômes permettant de l’identifier sont très variés. Dans certains cas, l’anovulation peut être traitée avec des médicaments, dans d’autres, une modification du style de vie sera suffisante pour y remédier et malheureusement dans quelques cas, elle ne peut être traitée et la grossesse ne peut être obtenue qu’avec l’aide d’une donneuse d’ovules. Les cas d’anovulation pouvant être traités sont les suivants :

  • Anovulationd’origine hypothalamique, due à un excès d’exercice, au stress et/ou à une perte de poids
  • Hyperprolactinémie : augmentation des taux de prolactine, hormone hypophysaire.
  • Le syndrome des ovaires polykystiques(SOPK) : il s’agit là de la cause la plus commune de dérèglement de l’ovulation et une cause très importante d’infertilité. Les ovaires des femmes souffrant de ce syndrome sont plus grands et renferment un grand nombre de petits folliculesnon développés (appelés à tort « kystes »). Ce syndrome est parfois associé à l’obésité et aux dérèglements hormonaux qui peuvent compliquer la conception.

L’insuffisance ovarienne

Au moment de sa naissance, la femme possède un stock d’ovules, environ 6 millions. Lors de chaque cycle menstruel, environ 30 ovules vont entamer un processus de maturation même si généralement, seuls quelques un vont aller au bout de ce processus. L’insuffisance ovarienne précoce est définie par l’arrêt pathologique de l’activité ovarienne de façon prématurée (avant 40 ans), avec pour conséquence une aménorrhée, une perte de fertilité et la diminution de la sécrétion des œstrogènes. Cette pathologie touche 1 femme sur 100 de moins de 40 ans et 1 femme sur 1000 de moins de 30 ans. Le meilleur marqueur actuel de la réserve ovarienne est le dosage de l’AMH ou hormone anti-mullérienne.

En raison de cette absence d’ovulation et de la réduction des taux d’œstrogènes, les traitements de stimulation de l’ovulation sont relativement inefficaces. Cependant, le dérèglement peut dans certains cas être provisoire et l’ovaire peut présenter une activité de façon intermittente, 5 à 10% des femmes réussissent alors à tomber enceinte spontanément.

L’endométriose

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse la cavité utérine et qui réagit aux hormones au cours du cycle menstruel. En première partie de cycle, les œstrogènes sécrétés par le follicule ovarien font croître l’endomètre. Après l’ovulation, la progestérone sécrétée par le corps jaune le rend capable d’accepter l’implantation de l’œuf fécondé. Si la fécondation de l’œuf ou l’implantation de la grossesse n’a pas eu lieu, survient alors une chute brutale de la sécrétion des œstrogènes et de la progestérone par l’ovaire. Vers le 14e jour après l’ovulation, cette chute hormonale entraîne une nécrose de l’endomètre et son expulsion de la cavité utérine vers l’extérieur de l’appareil génital féminin sous forme de saignements : les menstruations (ou règles).

L’endométriose, c’est donc la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine.
On observe ce phénomène principalement dans la cavité péritonéale et au niveau des ovaires. Ce tissu ectopique, semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus, provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine, peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Endométriose

Autres causes

Les myomes ou fibromes : Les myomes ou fibromes sont des tumeurs bénignes des tissus qui poussent à partir du myomètre (paroi faite de fibres musculaires qui constituent l’utérus et qui entourent l’endomètre). Les myomes pourraient être à l’origine d’un échec de nidation ou responsables d’une fausse couche, surtout lorsqu’ils sont situés au plus près de l’endomètre ; de même, ils pourraient être liés à certains symptômes comme les saignements abondants ou les dysménorrhées.

Une glaire cervicale défaillante peut empêcher la mobilité des spermatozoïdes. Ceci peut arriver en cas d’infection du col de l’utérus par des mycoplasmes ou des chlamydiae.

Causes inexpliquées ou idiopathiques : Même après avoir effectué tous les examens les plus rigoureux, on constate qu’il reste entre 5 et 6% de cas de couples dont l’infertilité reste inexpliquée.

À qui s’adresser ?

Il est raisonnable de consulter après une période de 18 mois de rapports sexuels réguliers sans grossesse. Dans les faits, tout dépend de votre âge et de vos antécédents. Pour un jeune couple sans risque connu, la « règle des 18 mois » peut s’appliquer. Pour un couple plus âgé, ou ayant un passé gynécologique laissant supposer de possibles problèmes de fertilité, mieux vaut ne pas trop tarder pour consulter. L’interlocuteur privilégié reste votre médecin ou votre gynécologue. Seul un professionnel de la santé est apte à vous fournir un avis médical.

 

 

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