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PMA : Y a-t-il plus de garçons que de filles ?

Fille ou garçon ? En France, et plus généralement en Europe, les dernières statistiques montrent que suite à une PMA, les garçons seraient plus nombreux que les filles. Y a-t-il une raison à cela ? Peut-on, en France, choisir le sexe de son futur enfant grâce à la PMA ?

La théorie du genre

Naturellement, il nait 51 garçons pour 49 filles. En PMA, la tendance générale donne une certaine avancée aux naissances de garçons. Cette différence a déjà été rapportée dans diverses études internationales, mais jusqu’à présent personne n’avait réellement cherché à donner une explication. Des chercheurs britanniques se sont alors penchés sur la question en reprenant les données de l’« Human Fertilisation and Embryology Authority » (l’équivalent de l’agence de Biomédecine en France) sur une période de 10 ans soit 106 066 naissances obtenues grâce à trois techniques de procréation médicalement assistée  : Insémination, FIV classique, FIV ICSI.

En Fécondation in vitro, les chercheurs ont constaté que les garçons représentaient 52,1 % des naissances, un chiffre à peu près équivalant à ceux de l’insémination artificielle avec 51,8 % de naissances mâles. C’est avec l’ICSI que les filles l’emportent puisqu’il n’y aurait « que » 49,3 % de garçons.

Le milieu de culture aurait une influence sur le sexe de l’enfant

D’autres recherches, chinoises cette-fois ci, ont démontré que le milieu de culture dans le cadre d’une Fécondation in Vitro influencerait le sexe de l’enfant à venir. Même si aucune explication n’est avancée à ce jour, certains chercheurs britaniques ont émis l’hypothèses que les embryons mâles seraient plus résistants à la mise en culture.

Autre constatation, le nombre de naissances de petits garçons varie selon le stade auquel le transfert embryonnaire est effectué. Ainsi, pour les transferts de blastocystes (J+5), le nombre de naissances mâles est supérieur de 6 % aux transferts à un stade plus précoce (J+2 ou J+3).

Choisir le sexe de son futur enfant est interdit

Il existe aujourd’hui des techniques qui permettent de sélectionner le sexe de son futur enfant : le tri des spermatozoïdes, le diagnostic préimplantatoire (DPI). Ces méthodes sont totalement interdites en Europe lorsqu’il n’y a pas de visée thérapeutique. En France, le DPI, encadré par la loi bioéthique de 2011, est strictement réservé aux parents risquant de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant. En pratique, on recueille les ovocytes de la future maman qui a subi un traitement hormonal. Puis on effectue une fécondation in vitro. Après quelques jours de culture, une cellule de chaque embryon ainsi obtenu est examinée. On sait alors si l’embryon est de sexe féminin ou de sexe masculin et surtout, s’il est sain. Enfin, on implante dans l’utérus de la femme les embryons indemnes de la maladie. Cette méthode est très coûteuse et le taux de grossesses obtenues reste très faible, de l’ordre de 15 %.

Que deviennent les enfants issus de la PMA ?

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