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Fécondation in vitro : menaces dans l’éprouvette

Émission du 4 avril 2012 diffusée sur la R.T.S « 36.9° »

 Peut-on continuer à faire de la fécondation in vitro? La question se pose suite à l’étude qui vient d’être réalisée au CHUV. Elle démontre que les enfants, nés par ces méthodes, risquent d’être victimes d’infarctus à un âge très précoce. Leur système vasculaire et leur pression pulmonaire posent problème.

Cette enquête exclusive sera suivie d’un débat avec l’auteur de la recherche, le professeur Urs Scherrer, et le professeur Marc Germond, médecin responsable du Centre de Procréation médicalement assistée de Lausanne. Une découverte qui pourrait ébranler le monde de la procréation assistée: une étude scientifique pilotée par le Professeur Urs Scherrer révèle que les bébés éprouvettes ont une pression pulmonaire trop élevée avec des  risques accrus de dysfonctions vasculaires.

Cette étude sera publiée le 17 avril prochain dans la Revue américaine « Circulation ». Elle révèle que les bébés éprouvettes ont une dysfonction vasculaire systémique et une pression artérielle pulmonaire trop élevée quand ils se rendent en montagne. A la clé, un danger de souffrir prématurément de maladies cardiovasculaires et d’infarctus en raison de vaisseaux sanguins trop rigides. L’équipe de 36,9 a suivi pendant quatre ans les différentes étapes de cette étude.

Jusqu’à ce jour, on savait que la fécondation in vitro pouvait entraîner un faible risque de malformation. En revanche, on ignorait les incidences négatives que ces techniques peuvent avoir sur le système cardiovasculaire des enfants qui en sont issus. Une découverte préoccupante, tant pour les parents que pour les centres qui emploient ces méthodes de procréation assistée.

Même s’il n’y a pas lieu de décréter un moratoire pour la FIV ou l’ICSI , il  est urgent que d’autres équipes internationales confirment les résultats suisses et que des études soient menées afin de mieux comprendre les mécanismes entraînant ces dysfonctions. Dans l’attente d’une meilleure compréhension de ces phénomènes, les enfants devraient  éviter de cumuler d’autres facteurs de risques cardiovasculaires, comme le tabac ou la sédentarité.

Un reportage de Françoise Ducret et Ventura Samara

 

Merci à la RTS – Radio Télévision Suisse, pour nous avoir autorisé à relayer cette émission diffusée le 4 avril 2012Magazine santé 36°9 : Voir le site de la RTS

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